15 juin 2008
Ca peut faire des noeuds.
09 juin 2008
Pfff... la honte !!
J'ouvre ce blog il y a 4 mois, je m'applique à ranger mes placards, trier, photographier, mettre en ligne... je n'en ai pas fait le quart mais je ne désespère pas.
Je programme mes posts comme une pro de la blogosphère, j'ai plus d'une centaine de visiteurs par jours (incroyaaaable !! c'est top !), je nage en plein bonheur virtuel, mais il y a un hic.
Un hic.
Hic !
... j'arrive plus à répondre à tous les commentaires laissés. Dire quelques mots gentils à chacun et chacune, juste pour remercier par mail. C'est la honte. J'ai franchement honte.
Surtout qu'il m'arrivait de laisser des commentaires sur certains blogs et de me rendre compte que les auteurs répondaient via leurs commentaires aux commentaires des autres (vous me suivez ??)
Je trouvais pas ça top. Pas assez gratifiant pour le lecteur qui prendre quelques minutes pour laisser un signe de son passage.
Seulement voilà, à cause du hic, je vais devoir faire pareil.
Faute de temps. Je sais, c'est nul. Mais j'ai du boulot par dessus de la tête, pas de connexion à la campagne, la course toute la semaine... donc je préfère privilégier la qualité de mes posts, de mes photos qui les illustrent, et j'espère que vous ne m'en voudrez pas.
Donc, à partir d'aujourd'hui, je répondrai à vos commentaires, par mes commentaires, dans les posts pourvus de commentaires à commenter (vous suivez ou je la refais ??? )
Allez, dites que vous ne m'en voulez pas, s'il te plait monsieur et madame qui me lisent...
05 juin 2008
Un peu de verdure en ce milieu de semaine
Paris, j'en peux plus.
J'adore, mais j'en peux plus.
Le béton, le bruit...
... c'est pourquoi, décision de famille, nous avons investi dans un lieu de décompression totale, afin de ne pas finir complètement fous de stress.
Une petite maison dans un cocon tout vert.
Un cocon de verdure entouré par la fôret.
Les oiseaux chantent même quand il ne fait pas beau...





Suffit d'être assis à ne rien faire, avec une tasse de café et se laisser aller...
02 juin 2008
Mic' se fait des amis.

Mic est petit.
Très petit.
Vraiment minuscule.
Mais c'est elle qui commande, c'est évident non ? !!
Le Terre-Neuve fait 60kg.
Mic fait 2,5kg.
28 mai 2008
En danger pour se sentir en vie
"Appa Sherpa n'est pas du style à avoir une tuile sur le toit du monde. Il bat son propre record en gravissant pour la 18e fois l'Everest." (source Yahoo infos)
... je viens de lire ça.
J'avoue que ça me laisse perplexe.
18 fois... ce mec est monté 18 fois sur la même montagne, certes la plus haute et la plus dangeureuse... m'enfin, 18 fois...
C'est comme ceux qui ont traversé les mers à la rame, à cloche pied ou je ne sais plus comment.
Je serai curieuse d'être dans leur tête, avant.
Avant qu'ils partent. Juste au moment où ils se disent : "je pars faire un truc de dingue". Parce qu'on peut le dire : ce sont des trucs de dingues non ?
Ca leur permet de donner un sens à leur vie ? Ils se mettent au défi de survivre au delà de nos limites d'humains normaux, pourquoi, c'est pas cool d'être un humain normal qui se lave les dents, qui dort, qui mange, qui baise... d'ailleurs, quand il baise justement l'humain normal, à l'assaut du point culminant du mont de Vénus est-ce qu'il n'a pas sa part d'aventure ?... pourquoi faire le tour du monde à l'envers à la voile ?
Peut-être le besoin de se mettre en danger.
Peut-être que dans nos mondes modernes on se surprotège à en oublier le goût des choses simples, parfois brutales, mais simples.
Retrouver un morceau d'instinct animal, la chasse, le besoin, et remettre en question l'acquis sur lequel on dort chaque jour.
Je relis la phrase : "Appa Sherpa n'est pas du style à avoir une tuile sur le toit du monde. Il bat son propre record en gravissant pour la 18e fois l'Everest."
Pas de pendule. Pas de douche. Pas de lit. Pas de voiture. Pas d'envie autre que son but. Pas de désir plus fort que de l'atteindre. Juste lui et l'immensité de la mort qu'il touchera du bout doigt, et je suis sûre qu'à son retour ce sera le début d'une nouvelle vie, avec des paramêtres différents...
...
Bon ben moi, je vais regarder la météo pour savoir si je prends mon parapluie pour sortir.
22 mai 2008
Mosaïque de coeurs, mosaïque de carrés, mosa... hic !
J'ai acheté une veste en jean à ma grande, qui m'a dit : "bof !" en la voyant... ALORS QUE C'EST ELLE QUI ME L'AVAIT DEMANDEE... "- tu veux que je te la customize ??"
Ok, j'ai jamais fait à faire.
Moteur de recherche : comment coller du thermocollant sur du tissus. Ok, c'est pas dur ça.
Elle colle, elle trace, elle découpe, c'est amusant comme tout ! Deux, trois petites épingles, la machine à coudre... pfff, la canette... ok, j'ai réussi.
Et comment je fais passer la manche sous le petit pied ?? Aplatir. Ok, ça passe. Ouf ! me voyais pas faire ça à la main !
Je met mon pied sur la pédale. Pas si fort ! ça va trop vite. Je recommence. Ok, c'est pas grâve, c'est comme ça qu'on apprend. Et si j'avais fait un essai avant ? Mais non, Esper', c'est bille ne tête qu'elle attaque. Non mais franchement !
Je m'applique. Je tourne la veste. Je sue du front. Je soupire. Je peste. Mais je m'applique. Faut qu'elle soit fière la petite de sa môman. Pique, pique... Ca y est, j'ai fini le premier. Hé ! pas mal !!
Ok, je continue. Le deuxième, beaucoup plus petit. Beaucoup plus dur. Beaucoup plus de sueur (froide). J'ai les doigts qui accrochent. Les dents verrouillées. l'oeil larmoyant... ca y est, fini le deuxième.
Pfff... y'en a un troisième, encore plus petit... la maso. L'a intéret à être contente la p'tite. Et fière. Et à dire merci maman. Sinon, j'lui colle une baffe, et ELLE M'EMMERDE cette veste à 2 balles et l'année prochaine ce sera une veste de chez Chipie avec plein de trucs cousus partout. Non mais des fois...
On se calme.
Ca y est. J'ai fini. Ok... J'AI FINI !!!
"- Regarde ma puce, je t'ai fait une super veste ! Elle est accrochée là, sur la poignée de la fenêtre.
- Ouais, je vais la ranger."
... L'a pas regardée. M'a même pas dit merci. Suis quoi moi dans cette maison ?
"- hé ! ho ! Reviens-ici !!
- Quoi ?
- ... tu peux pas dire merci ?
- Merci."
Si la petite me demande la même, je les agraphe les coeurs. Ouais, c'est ça, je les agraphe. Customisation... on ne m'y reprendra pas.
Hé si ! J'ai voulu customiser mon blog aussi pendant que j'y étais, comme toutes les blogeuses pros en faisant une belle mosaïque. 2h pour les photos, pour la mosaïque, pour la mise en ligne, pour... j'en peux pluuuuus !
Moralité, la petite veste à 9€ sur E-bay, j'y ai passé... 5h... wouaaah ! Ok. On ne m'y reprendra pas !
12 mai 2008
Week-end en normandie
Quelques jours de congés et hop ! tous les parisiens s'en vont en Normandie.
De préférence sur les planches de Deauville pour y être vus, de Trouville pour y être aperçus, de Cabourg pour jouer au golf et encore un peu plus loin... c'est moins chic et d'ailleurs il y a moins de parisiens : Ouistreham et encore un peu plus loin les plages du débarquement.
Moi, j'étais à Ouistreham ce week-end du 8 mai.
Quand on arrive dans la rue, la première chose que l'on voit, c'est un char d'assaut. Assez verdâtre bien qu'il ait été repeint il n'y a pas longtemps.
Ca fait un effet... refroidissant. J'ai beau passer devant depuis plus de douze ans, il y a comme un gloups dans ma gorge.
Mes enfants demandent : "- il a servi ce truc ?
- Oui, il a tué des gens."
Re-gloups chez tout le monde dans la voiture. Personne ne parle plus jusqu'à ce qu'on soit devant la porte de la maison.
Jeudi matin, on a décidé d'aller faire quelques courses pour remplir le frigo.
C'était sans penser que ce jour là -ben oui on est pas toujours très au fait de l'actualité- Sarko avait décidé de passer à Ouistreham.
Rues bloquée, déviations, mobilisation de flics, baignade interdite (oui ! oui ! une roquette tirée de la mer ça peut arriver!), bref, le Auchan à 10mn de la maison... on a mis quoi ? 25mn ?... quelle purge !
Et en plus on a pas vu Sarko, parce qu'on s'en fout. Il nous a juste gonflé 25mn aller, 25mn retour.
Dans l'après-midi, mon chéri et moi avons pris nos vélos pour faire un tour. Le tour du sportif du dimanche !
Derrière la maison, à quelques kilomêtres, il y a un (des nombreux) cimetière militaire anglais. Nos pédales nous ont guidées là-bas. On y va souvent, pas que les 8 mai.
Le cimetière est dans un véritable écrin de verdure, avec une trouée de prairie au milieu parfaitement plane, parfaitement tondue, parfaitement...
Nous laissons nos montures à l'entrée.
On franchit la petite barrière en fer forgé et on se laisse envahir par le silence. L'immensité du silence. Le repos éternel de ceux qui ont donné leur vie.
Les cimetières anglais sont fleuris, ce qui n'est pas le cas des cimetières américains.
On s'est assis, et on a eu beau essayé d'imaginer l'horreur, le bruit,
la peur, l'odeur, rien n'a réussi à nous arracher de la plénitude du
lieu.
On sentait l'air tiède de la fin de journée.
Et c'est dans le silence, que nous sommes repartis, en ayant toute conscience de notre chance : vivre dans un pays en paix.
02 mai 2008
Les couleurs - épisode 2
J'ai écrit, il y a quelques jours dans l'épisode 1 que je doutais de mes goûts en matière de mélange des couleurs.
J'ai même dit que ça devait remonter à l'enfance.
Un traumatisme, je ne pense pas.
Une éducation... oui, ça se pourrait bien.
N'apprend-t-on pas à nos enfants à s'habiller en harmonie (et si on les laissait faire un peu ?).
Bizarrement l'harmonie pour les mamans de petits zenfants, c'est le brun, le blanc, le beige, le rose, le bleu ciel... pas la possibilité de se tromper, ce son les couleurs qui se marient forcément.
En tout cas ça marche comme ça tant que les dits petits n'ont pas l'âge de dire "- ça suffit maintenant, j'veux plus faire mannequin Cyrillus." (comptez dès l'âge de 6 ans pour les plus dociles, si à 15 ans votre enfant ne s'est toujours pas révolté quant à son look... ben c'est pas gagné pour l'avenir !)
Bref, quand j'étais petite, ma mère, elle aimait bien le bleu-marine. Et le blanc. De temps en temps il y a avait plus de blanc que de bleu-marine, et vis versa, mais c'était toujours pareil.
Vers 8 ans, je me rappelle, j'avais eu une robe vert foncé comme de la mousse avec des petites fleurs partout. Ouh la la !! c'était très rock'n roll ! Et je l'aimais beaucoup cette robe puisqu'elle est restée archivée dans ma mémoire.
Un jour, un neurone a grillé dans la case "bon goût" dans ma tête, je devais avoir 14-15 ans, et ça a été terminé. Je me suis habillée tout en noir. Tout le temps, de jour comme de nuit. Même les cheveux. Même mon air était tout noir. Un petit charbon ambulant.
Ca a duré quelques années -tout de même hein !!-. Le rejet se symbolise donc par le noir ?
Et j'ai oublié d'avoir un style, oublié de rester cloisonnée dans le noir.
Petit à petit, sans m'en rendre compte, j'ai adopté l'uniforme. Rentrer dans un moule collectif du monde des adultes, des codes du travail. Pas la mode non !
A Paris, les femmes s'habillent presque toutes dans les mêmes tons. Il n'y a qu'à rentrer dans des boutiques de fringues type Sandro, Maje ou du même genre : que du gris, du noir, du beige... toujours pareil, bien trié par couleur. C'est d'un sinistre...
Et qui dit chic, dit noir, blanc et sublimement extravagants : le gris et le beige.
Nous sommes cerné par la non couleur, au nom d'une soit disant esthétique.
Formaté non pas à avoir du goût mais à entrer dans le non-goût : la neutralité.
L'humain se complait dans la neutralité. (L'humain se complait dans SA neutralité)
Ai-je mauvais goût en employant tant de couleurs chatoyantes les unes à côté des autres ?
... peut-être. Mais si il y a une chose dont je suis sûre, c'est que dans ma tête, la neutralité n'existe pas et c'est probablement pour ça que je m'exprime en couleurs.
Ca fera 100 euros la consultation s'il vous plait, Esperluette !
30 avril 2008
Les couleurs - épisode 1
Je suis toujours très attirée par les tissus, les papiers, tout ce qui est ton sur ton.
Mais aussi les marrons et rose. Les gris souris et bleu pâle. Le beige et le parme.
Comment expliquez-vous que quand je peins, que je dessine avec des crayons, que l'assemble des tissus ou tout autre matière il faut toujours qu'il y ait des tas de couleurs ?
Parfois, je me demande si je n'ai pas mauvais goût.
Ou alors la grisaille de la ville, du ciel, de la pollution me fait fantasmer un monde de couleurs chatoyantes... non ! ça n'explique pas que je sois attirée par les tons doux chez les autres et que ce soit explosif chez moi.
... c'est psychologique.
Oui.
Je suis sûre que c'est ça et qu'il faut remonter à ma petite enfance.
Je vais me pencher sur la question.
Si jamais vous aviez une idée, ça pourrait faire une piste de réflexion... n'hésitez pas ! Me laissez pas m'embourber jusqu'à l'épisode 2 !!!
... à suivre.
22 avril 2008
Mourir après l'amour
Il y a des chanteurs qui rêvent de mourir sur scène.
Si on devait garder une photo de moi, j'aimerai que ce soit celle-là.
Un beau plissé qui me rappellerait la torture de mes études académiques. Le grand carton à dessin posé verticalement sur les cuisses, le crayon qu'on appelait snobinardement "la mine de plomb", la tranche de la main toute grise qui salit tout. Quand j'y repense, j'étais une vraie cochonne.
Je me rappelle de l'odeur du crayon quand je ferme les yeux, c'est fou ?! Et sous la pulpe de mes doigts... le grain du papier...
Les tons de beiges, inspiration de la maturité de mon âge. Rien n'arrête le regard quand il n'y a pas de couleurs. La liberté de vagabonder dans sa tête, allongée sur son lit.
Le lit. Chaud. Draps doux en coton que je tirbouchonne entre mes jambes au grand damne de mon chéri qui n'a plus de quoi se couvrir. Des oreillers, pas moins de quatre. Mais il y en a toujours qui sautent du lit en cours de nuit. Jamais compris pourquoi.
Des livres. Ceux que je viens de lire. Ceux que je rêve de lire.
Des revues, j'en consomme un max, ça me rajeunit.
Peut-être que quelques minutes avant cette photo mes enfants sautaient sur le lit. Allez savoir. D'ailleurs, ce n'est pas moi qui ait pris cette photo mais celui de 10 ans.
Et dire que j'oblige mes petits à faire leur lit...


































